Article de presse publié dans Réforme le 27 novembre 2008.

« La prière m’a délivrée »

Témoignage. Céline, 46 ans, a sollicité les services du pasteur Gilles Boucomont pour venir à bout d’une addiction à la drogue.

Je suis métisse d’un père originaire de la république démocratique du Congo et d’une mère belge. J’ai vécu à Kinshasa jusqu’à l’âge de huit ans avant de m’installer en Bourgogne avec mes cinq frères et soeurs. J’ai fait ma communion et ma confirmation dans l’Eglise catholique. À dix-neuf ans, je suis arrivée à Paris où j’ai passé un Deug d’anglais. Mais ma passion pour le chant et la musique africaine m’a rattrapée et j’ai commencé à donner des concerts et à fréquenter des artistes. C’est là que j’ai rencontré la drogue. Moi qui n’avais jamais touché une cigarette, je me suis mise à fumer de l’herbe et du chanvre, d’abord de temps en temps, puis de plus en plus souvent. Dans ce milieu, tout le monde fumait et je me suis laissée convaincre.

Très vite, je suis entrée dans un engrenage. La dépendance arrive sans prévenir, c’est un peu comme les sables mouvants. C’est pourquoi, je ne parle jamais de « drogues douces » car leurs effets sont aussi dévastateurs que l’héroïne ou la cocaïne. La drogue agit sur le physique et le mental. J’étais nerveuse, je tournais en rond à la recherche de dealers, ces « vendeurs de mort ». J’étais constamment épuisée et mes yeux cernés étaient la preuve flagrante que la drogue volait une part de ma beauté. Lorsque j’ai rencontré mon mari, il ne fumait pas. Je lui ai donc caché mon état. J’en suis même arrivée à me lever la nuit en cachette, juste pour tirer une bouffée de chanvre. Mais mon mari n’en était pas dupe.

Le déclic est venu il y a deux ans et demi. Je sentais qu’il y avait un démon en moi, comme une force invisible qui prenait possession de mon corps. Étant croyante, je me suis tournée vers Dieu et j’ai commencé à prier et à demander au Seigneur de m’aider. Il faut croire qu’il m’a entendu puisqu’il m’a mis sur le chemin du pasteur Gilles Boucomont. Je lui ai confié mon histoire et il ma tout de suite dit : « Nous allons prier et invoquer le nom de Jésus tout-puissant. » C’était la première fois que je rencontrais un homme entièrement soumis à l’autorité de Dieu. Un jour, il m’a reçue dans la crypte et il s’est mis face à moi. Il a commencé à prier à voix haute, calmement et sans ostentation. Puis, il a pointé du doigt le bas de ma gorge comme étant l’emplacement du démon dans mon corps. Puis, il s’est adressé à lui par ces mots : « Je t’ordonne de quitter le corps de cette femme et d’aller dans les terres arides. » Il avait un ton autoritaire, une sainte colère. Moi, j’écoutais en silence et je pleurais, comme si je sentais que je me libérais d’un poids. Puis il a dit : « Amen », et m’a dit de rentrer chez moi car je ressentais une fatigue extrême. Cette nuit-là, je ne me suis pas levée pour aller fumer. Les jours, puis les semaines ont passé sans que l’envie ne revienne.

Cela peut sembler bizarre mais depuis deux ans et demi n’ai plus jamais fumé. Du reste, je n’ai aucun mérite. J’ai seulement été délivrée par la prière en laissant la suprématie de Jésus-Christ œuvrer pour moi. Gilles Boucomont n’a rien d’un gourou illuminé, il sert Dieu avec respect et modestie. Je suis la preuve que le miracle existe puisqu’il n’a fallu que quelques phrases pour chasser cette force invisible qui assiégeait mon corps.

PROPOS RECUEILLIS PAR F.B.