Esaïe 53 : 3-5

Louis Segond, 1971 : « Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé ; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. »

Bible en français courant : « Il était celui qu'on dédaigne, celui qu'on ignore, la victime, le souffre-douleur. Nous l'avons dédaigné, nous l'avons compté pour rien, comme quelqu'un qu'on n'ose pas regarder. Or il supportait les maladies qui auraient dû nous atteindre, il subissait la souffrance que nous méritions. Mais nous pensions que c'était Dieu qui le punissait ainsi, qui le frappait et l'humiliait. Pourtant il n'était blessé que du fait de nos crimes, il n'était accablé que par l'effet de nos propres torts. Il a subi notre punition, et nous sommes acquittés ; il a reçu les coups, et nous sommes épargnés. »

Voici, tout d'abord, quelques définitions du dictionnaire français :

« Mépris » = sentiment par lequel on juge quelqu’un ou quelque chose indigne d’estime ou d’attention.

« Dédain » = mépris orgueilleux exprimé par l’air, le ton, les manières

« Humilier » = rabaisser d’une manière outrageante, offenser

Notre sauveur Jésus Christ a enduré tout cela à notre place, pour nous l'épargner, de façon à ce que nous en soyons libres aujourd'hui ! Quel amour !

De plus, selon la concordance James Strong, le mot « souffrance » qui revient souvent dans la version Louis Segond signifie « maladie ». Ce sont bien nos maladies que Jésus Christ a portées sur lui, pour que nous puissions en être libres et guéris aujourd'hui, par ses meurtrisures à lui.

Enfin, voici quelques commentaires de personnes qui ont magnifiquement étudié la Parole de Dieu :

  • Ken Petty, dans son ouvrage « Notre identification à Christ » :

« Brisé » = « écrasé par un poids ou un fardeau ». « Les « iniquités » font référence aux péchés intérieurs, à la perversité et à la culpabilité, à une distorsion de cœur et d'attitude. C'est plus que simplement ce que l'on fait, c'est ce que l'on est. La Bible Companion de E. W. Bullinger (annexe 44) le définit comme « une mauvaise ligne de conduite découlant des mauvais désirs de la nature déchue ». Il s'agit de l'ensemble de la culpabilité et de la méchanceté que nous avons en tant qu'enfants d'Adam. Une autre traduction dit : « notre culpabilité l'a écrasé ». Ou : « il n'était accablé que par l'effet de nos propres torts » (Bible en français courant).

« Châtiment » = instruction disciplinée. « Sa détresse mentale a surmonté notre manque de paix et nos pensées malsaines. Le mot « châtiment » dans la Septante (version grecque de l'ancien testament hébreu) est paideia. Walter Cummings dans Démontrer la puissance de Dieu donne cette définition de paideia : « instruction disciplinée par laquelle celui qui apprend arrive à l'ordre et l'obéissance grâce à l'entraînement et le contrôle de soi-même ». Jésus Christ a discipliné ses pensés pour être obéissant, de façon à ce que nous que ayons la paix. Il devait lui-même choisir de discipliner et de contrôler ses pensées. »

« Jésus Christ est mort pour les péchés et les transgressions. Il a effacé l'acte où étaient inscrites nos dettes personnelles – à la fois des transgressions d'Israël et des péchés des païens. C'est la première chose que Jésus Christ a faite. Ainsi, ces péchés et transgressions ne sont légalement plus contre nous. Ceci fait parti de ce qui nous est annoncé concernant l'œuvre accomplie par Jésus Christ. Nous devons comprendre ce qui est annoncé pour pouvoir le croire. (…)Les gens vont croire ce que leur annonce leur banquier ou leur comptable. Ils vont croire ce qu’annonce une association de consommateurs, un journal télévisé ou de presse écrite. Mais au lieu de savoir si nous croyons la parole des hommes, la question cruciale est de savoir « qui a cru à ce qui nous était annoncé ? » Ne pouvons-nous pas croire ce que Dieu annonce concernant ce que Jésus Christ a fait pour nous et ce que nous avons en lui ? »

  • V.P. Wierwille, dans son ouvrage Jesus Christ our Passover. (New Knoxville, OH. American Christian Press. 1980. p. 297-298) :

« C’était un homme habitué à la maladie, la douleur et la peine. Cet homme s’est abaissé au plus bas pour pouvoir soutenir quiconque croirait. Cet homme peut sauver absolument ceux qui veulent croire. Il est notre frère, qui a souffert et qui est mort pour vous et pour moi. Il nous a tant aimés que ses blessures ont surmonté nos transgressions. En acceptant d’être brisé, il a surmonté nos iniquités et péchés extérieurs. Sa détresse mentale a surmonté notre manque de paix et nos pensées malsaines. Ses meurtrissures ont surmonté nos maladies physiques. Il est un sauveur entier, complet. Il est le seigneur Jésus Christ ».